Finalement, le bonheur c’est pas si compliqué
- fredericlodewyk6
- 14 janv.
- 1 min de lecture

Aucun effort pour être dans l’instant présent quand il faut soulever 1500 kg de cageots d’olives par jour, vérifier le malaxage de la pâte violette et observer comme un petit miracle le filet d’huile dorée qui s’écoule doucement.
La production d’huile d’olive a été une immersion de plusieurs semaines dans un travail intense, la convivialité et la chaleur humaine, la connexion à la nature et aux animaux… et la déconnexion du reste du monde.
Je suis très reconnaissant aux amis et à la famille de m’avoir prêté main forte (au sens propre) et partagé ces moments hors du temps en dépit du peu de confort. Je retiens les étoiles dans les yeux autour du braséro, emmitouflés dans de gros pulls à la tombée du soleil, pour partager un verre en guise de récompense de l’effort fourni. Une reconnaissance particulière et gourmande aux chefs de grillades « sur tapis de braise » qui nous ont régalé de porc ibérique.
Les paysages d’hiver, les rencontre furtives avec les chevreuils, les visites de « curiosité » des chevaux et la présence apaisante des moutons ont embelli notre quotidien.
Certains jours, nous sommes montés furtivement sur le sommet de la colline pour capter un peu de réseau et échanger avec nos “proches”. A chaque fois, nous sommes vite redescendus afin de ne pas recevoir trop de ce flux de nouvelles du monde, dont on se passe très bien.
Finalement, le bonheur c'est pas si compliqué.



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